L'IATF 2025 a débuté aujourd'hui dans la capitale algérienne

Alger, capitale dynamique de l'Algérie, accueillera la quatrième édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF4) du 10 au 2025 septembre 2025. Cet événement promet de réaffirmer la voie de l'intégration économique continentale. Avec plus de deux mille exposants, environ 35 44 visiteurs et un chiffre d'affaires estimé à XNUMX milliards de dollars américains, ce salon sera le théâtre d'alliances stratégiques, de débats de haut niveau et, surtout, de l'affirmation d'une Afrique cherchant à se positionner comme un acteur central du commerce mondial.

L'IATF 2025 a débuté aujourd'hui dans la capitale algérienne


La quatrième édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF2025), a débuté aujourd’hui dans la ville d’Alger, capitale de la République algérienne et se déroulera entre le 4 et le 10 septembre 2025.

Organisée par la Banque africaine d'import-export (Afreximbank), en collaboration avec l'Union africaine et le Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), la Foire commerciale intra-africaine s'est imposée, depuis sa première édition en 2018, comme l'une des plateformes les plus importantes pour la promotion des échanges commerciaux entre les pays africains.

L’initiative répond à un besoin historique : réduire la dépendance extérieure et créer nos propres chaînes de valeur, capables de stimuler l’industrialisation et l’autosuffisance du continent.

L'édition 2025 se déroulera sous la devise «Des ponts vers de nouvelles opportunités« Ce n'est pas un simple salon professionnel. Il représente le renforcement d'une vision panafricaine du développement, à l'heure où les défis de la diversification économique, de la croissance rapide de la jeunesse et de la transition énergétique exigent des solutions communes et innovantes. »

Avec la participation d’entreprises de divers secteurs, de l’agriculture à l’industrie lourde, en passant par la technologie, la finance et l’économie créative, l’IATF2025 apparaît comme un catalyseur de partenariats stratégiques, plaçant de plus en plus l’Afrique au centre du commerce mondial.


Le choix d'Alger


(20250904) L'IATF2025 a débuté aujourd'hui dans la capitale de l'Algérie
Image : © 2025 IATF

Le choix d'Alger comme ville hôte est chargé de symboles. Située à un carrefour historique entre la Méditerranée et le Sahel, Alger offre les conditions logistiques et politiques nécessaires pour propulser la coopération africaine vers de nouveaux horizons.

L’Algérie, historiquement connue pour sa lutte de libération et son rôle diplomatique au sein du Mouvement des non-alignés, assume désormais la responsabilité de mener l’intégration économique africaine à travers l’IATF2025.

Pour le président Abdelmadjid Tebboune, accueillir cet événement est plus qu’une opportunité de reconnaissance internationale ; c’est une affirmation de l’Algérie comme plateforme reliant l’Afrique et le reste du monde.

Sous la devise "Des ponts vers de nouvelles opportunitésL'édition 2025 promet d'attirer environ 35 140 visiteurs venus de XNUMX pays, confirmant ainsi le rayonnement international de l'événement. Parmi les espaces les plus remarquables figurera le Creative Africa Nexus (CANEX), une plateforme dédiée aux industries créatives, de la mode à la musique, en passant par le cinéma et les arts visuels.

Plus de 2.000 XNUMX exposants seront présents, couvrant des secteurs tels que l'agriculture, l'exploitation minière, l'énergie, la technologie, la logistique, la santé, la finance et les infrastructures. L'objectif est de créer les conditions permettant aux entreprises de toutes tailles de présenter leurs produits, de trouver de nouveaux partenaires et de pénétrer des marchés jusqu'alors inexplorés.


Le groupe Dangote


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Image © 2021 Dangote

L'un des temps forts de l'IATF2025 est l'arrivée du groupe Dangote comme partenaire principal officiel du salon. Fondé au Nigéria en 1978, ce conglomérat est devenu synonyme d'expansion industrielle et de capacités de transformation sur le continent.

Avec des opérations dans des secteurs tels que le ciment, les engrais, la pétrochimie, l’énergie, la logistique, le sucre et le sel, Dangote joue un rôle clé dans le repositionnement de l’économie africaine.

Selon Kanayo Awani, vice-président exécutif du commerce intra-africain et du développement des exportations chez Afreximbank, le partenariat avec Dangote reflète « un engagement ferme en faveur de la croissance économique africaine, soutenu par des investissements audacieux et le renforcement des chaînes de valeur régionales ».

Le directeur de la marque et de la communication du groupe, Anthony Chiejina, rappelle que la participation à l'IATF2023 avait déjà donné des résultats tangibles.

« Nous sommes fiers de poursuivre sur cette lancée à Alger, une plateforme qui favorise de véritables connexions et opportunités pour le continent. », il a déclaré.

Avec un chiffre d'affaires annuel dépassant 9,6 milliards de dollars, le groupe Dangote a non seulement permis à des millions d'Africains de s'émanciper, mais aussi favorisé la création d'emplois, réduit la dépendance extérieure et ouvert la voie à de nouvelles industries régionales. Sa présence à Alger témoigne de l'engagement du secteur privé en faveur de l'intégration continentale.


L'Afrique autosuffisante


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Image : © 2025 IATF

L'IATF2025 est organisé par la Banque africaine d'import-export (Afreximbank), en partenariat avec l'Union africaine et le Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).

Pour l’institution bancaire, l’IATF va bien au-delà d’une simple vitrine de produits : c’est un levier de création de richesse nationale, d’expansion du marché africain et de renforcement de l’industrie locale.

Afreximbank est à l'avant-garde du financement de projets transformateurs, notamment l'emblématique raffinerie Dangote au Nigéria. Cet engagement en faveur de solutions financières adaptées aux besoins africains confirme la position de la banque comme moteur de la nouvelle économie continentale.

Environ 35 140 visiteurs venus de plus de 44 pays sont attendus, transformant Alger en une véritable capitale mondiale du commerce pendant sept jours. Les projections indiquent que les rencontres et les contrats signés lors du salon pourraient générer XNUMX milliards de dollars de chiffre d'affaires, un chiffre qui reflète le potentiel de l'Afrique et l'intérêt croissant des investisseurs étrangers.

En plus des expositions, le salon proposera le Forum sur l’investissement et le commerce, qui réunira des décideurs politiques, des hommes d’affaires et des experts pour discuter des principaux défis et opportunités du commerce intra-africain.


Participation politique et diplomatique


La présence de chefs d'État et de gouvernement à l'IATF2025 n'est pas un détail formel, mais un signe clair de la dimension politique et stratégique du salon. Tout au long de la semaine, Alger se transformera en un forum de dialogue, où les dirigeants africains auront l'occasion d'harmoniser leurs agendas économiques et de renforcer l'intégration continentale.

L'un des points forts de la visite sera la participation du président mozambicain, Daniel Chapo, qui, selon des sources officielles, profitera de sa visite pour tenir des entretiens bilatéraux avec le président algérien, Abdelmadjid Tebboune. L'objectif est d'évaluer l'état actuel des relations entre le Mozambique et l'Algérie, ainsi que d'explorer de nouveaux domaines de coopération commerciale et d'investissement.

Autres participations


Outre Chapo, plusieurs autres délégations de haut niveau sont attendues, dont les ministres de l'Économie, du Commerce et des Finances de dizaines de pays africains. L'Angola sera également représenté parmi les centaines d'exposants africains. Le pays souhaite mettre en valeur son potentiel agricole, minier et énergétique, ainsi que le rôle de l'entrepreneuriat des jeunes.

Pour l'Angola, la Foire est également une opportunité de diversifier les exportations et de consolider les liens commerciaux sur le continent, conformément aux objectifs de politique économique nationale de réduction de la dépendance au pétrole.

Cette mobilisation des responsables gouvernementaux confirme que le salon n’est pas seulement un rendez-vous d’affaires, mais aussi un espace de diplomatie économique, où sont discutés les projets d’intégration régionale et où sont posées les bases de politiques coordonnées au sein de la ZLECA.

Le concept de diplomatie économique africaine prend un nouvel essor lors d'événements comme l'IATF2025. Alors que les forums multilatéraux se limitaient autrefois aux réunions formelles des chefs d'État, il est aujourd'hui clairement admis que le développement économique est indissociable de la coopération politique.

La ZLECA, en créant un marché continental, exige plus que des accords commerciaux. Elle implique l'harmonisation des législations, la construction d'infrastructures communes et la définition de règles garantissant l'équité entre les pays ayant des niveaux de développement différents.

C'est dans ce contexte que l'IATF se positionne : non seulement comme une vitrine économique, mais aussi comme un laboratoire diplomatique où le consensus est testé et consolidé. Pour des pays comme l'Angola, le Mozambique, le Ghana, le Zimbabwe, le Rwanda et le Burkina Faso, participer à cet espace signifie influencer directement l'architecture économique africaine de demain.


L'Afrique et le monde


Bien que conçu comme un salon intra-africain, l'IATF2025 a également un impact qui transcende les frontières. Les entreprises et les investisseurs extérieurs au continent y voient une occasion d'interagir avec les marchés africains, de comprendre leur dynamique et de nouer des partenariats.

Ce n'est pas un hasard si des conglomérats internationaux, de l'Asie à l'Europe, souhaitent exposer à Alger. Le continent africain représente le dernier grand marché émergent encore en voie d'intégration, avec une population jeune, dynamique et en pleine croissance.

Dans ce sens, la présence de l'Afrique au sein des blocs commerciaux internationaux prend de l'ampleur. L'IATF projette une image de cohésion continentale, ce qui renforce la position de l'Afrique dans les négociations avec ses partenaires extérieurs, que ce soit dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce ou des forums de coopération bilatérale.

Le CANEX


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Image : © 2025 IATF

Un autre pilier fondamental de l'IATF2025 est le Creative Africa Nexus (CANEX), un espace dédié aux industries culturelles et créatives du continent. La mode, la musique, le cinéma, les arts visuels et la littérature y occuperont une place importante, démontrant que le commerce ne se limite pas aux biens matériels, mais englobe également l'exportation de l'identité culturelle africaine.

L'Afrique contemporaine est faite de sons urbains, d'une mode vibrante, d'un cinéma florissant et d'une littérature qui transcende les frontières. La culture est aujourd'hui l'un des secteurs à fort potentiel de croissance en Afrique, notamment grâce à la force de sa jeunesse et au dynamisme de ses villes.

CANEX renforce l'idée que l'intégration économique ne doit pas ignorer la créativité, car elle est également créatrice d'emplois, de revenus et de reconnaissance internationale. Il place ces expressions au même niveau que les secteurs traditionnels, comme l'agriculture ou l'industrie, démontrant ainsi que l'économie créative fait partie intégrante de la diversification africaine.

Au cours de l'IATF2025, les créateurs de mode, les cinéastes, les musiciens et les écrivains auront l'occasion de présenter leur travail à un public international, créant ainsi des liens qui pourraient conduire à des exportations culturelles, à des partenariats de production et même à la création de nouveaux pôles créatifs dans les villes africaines.

Chemins à suivre


Malgré l'enthousiasme suscité, il est impossible d'ignorer les défis structurels de l'IATF2025. La logistique demeure l'un des principaux obstacles au commerce intra-africain. Le mauvais état des routes, l'insuffisance des voies ferrées et la saturation des ports entravent la circulation des marchandises entre les pays voisins.

Un autre problème récurrent concerne les barrières non tarifaires, qui incluent la bureaucratie douanière, les divergences réglementaires et les pratiques administratives qui augmentent les coûts de transaction. Pour que la ZLECA atteigne son plein potentiel, il sera nécessaire non seulement d'éliminer les droits de douane, mais surtout de réduire ces barrières.

Le financement est également un enjeu majeur. De nombreuses PME africaines proposent des produits compétitifs, mais manquent d'accès au crédit. C'est là que des banques comme Afreximbank jouent un rôle crucial, en proposant des lignes de financement adaptées aux spécificités africaines.


Une vision du futur


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Image : © 2025 IATF

L'édition 2025 de l'IATF doit être considérée comme une étape charnière. Il ne s'agit pas seulement d'un salon professionnel, mais d'une répétition générale pour l'avenir de l'Afrique. Le continent, considéré pendant des siècles comme un simple fournisseur de matières premières, commence désormais à tracer sa propre voie vers l'industrialisation et l'intégration économique.

Bien exploité, le potentiel de l'Accord de libre-échange continental africain (ZLECA) pourrait générer un marché intérieur de plus de 1,4 milliard de consommateurs, avec un PIB combiné de plus de XNUMX XNUMX milliards de dollars américains, favorisant ainsi la circulation des biens, des services et des capitaux en Afrique. Il s'agit d'une opportunité de croissance et d'un outil d'émancipation pour l'Afrique.

Dans le même temps, l’Afrique est confrontée à un défi générationnel : sa population jeune, majoritairement âgée de moins de 25 ans, doit trouver des perspectives d’avenir sur le continent lui-même.

Les salons comme l’IATF2025 sont donc essentiels car ils ouvrent la voie à la création d’emplois qualifiés, favorisent l’esprit entrepreneurial et donnent de la visibilité aux petites et moyennes entreprises, souvent invisibles dans les grands forums internationaux.

Un autre aspect central de la vision d'avenir est le renforcement de la coopération régionale. L'intégration ne peut être purement continentale et abstraite : elle doit commencer au niveau régional, par des projets concrets qui rapprochent les pays voisins.

L'Afrique de l'Ouest a déjà pris des mesures en ce sens, la CEDEAO encourageant les initiatives de circulation des marchandises. L'Afrique de l'Est investit dans des corridors logistiques reliant le Kenya, la Tanzanie, l'Ouganda et le Rwanda. Au Sud, la SADC poursuit ses efforts de consolidation des marchés de l'énergie et des transports.

La foire d’Alger sert ainsi d’espace de connexion entre ces expériences, créant des ponts qui permettent de reproduire et d’adapter les meilleures pratiques régionales.

Innovation et technologie


Impossible de parler d'avenir sans évoquer l'innovation technologique. Les startups africaines, notamment dans les secteurs financier et agricole, redéfinissent la façon de faire des affaires. Les services bancaires mobiles, popularisés dans des pays comme le Kenya, ne sont plus seulement une solution locale : ils sont devenus un modèle exportable dans d'autres régions.

Lors de l'IATF2025, plusieurs entreprises technologiques auront l'occasion de présenter des solutions allant de l'agriculture intelligente à la numérisation des chaînes de valeur. Ces projets démontrent que l'Afrique n'est pas seulement une consommatrice de technologies, mais aussi une créatrice de solutions adaptées à ses réalités.


Conclusion


La Foire Commerciale Intra-Africaine 2025 est bien plus qu’un rendez-vous d’affaires : elle est le reflet de la détermination de l’Afrique à prendre en main son destin économique.

Avec l’implication de géants industriels comme le Groupe Dangote, le soutien institutionnel d’Afreximbank, la présence de Chefs d’Etat et la participation de milliers d’entreprises et de créateurs, l’événement d’Alger constitue une étape importante sur la voie d’une Afrique unie, autosuffisante et prospère.

Si le XXe siècle a été marqué par les luttes politiques et l'accession à l'indépendance, le XXIe siècle restera inévitablement dans les mémoires comme celui où l'Afrique a consolidé son indépendance économique. L'IATF2025 marque une étape décisive sur cette voie.

 


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Image: ©DR
Francisco Lopes Santos

Athlète olympique, il est titulaire d'un doctorat en anthropologie de l'art et de deux maîtrises, l'une en entraînement de haut niveau et l'autre en beaux-arts, ainsi que de plusieurs cours de spécialisation dans divers domaines. Auteur prolifique, il a publié plusieurs recueils de poésie et de fiction, ainsi que plusieurs essais et articles scientifiques.

Francisco Lopes Santos
Francisco Lopes Santoshttp://xesko.webs.com
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