Inondations: Afrique centrale, plus d'un millier de morts
Le bilan des victimes des inondations provoquées par les pluies torrentielles au Tchad depuis fin juillet s'élève à 487 morts, soit près de la moitié des plus de XNUMX XNUMX personnes tuées dans les inondations en Afrique centrale et orientale.
Selon les informations publiées aujourd'hui par les autorités tchadiennes à l'agence de presse EFE, le Tchad a enregistré 146 décès dus aux inondations au cours de la seule semaine dernière.
Au Nigéria, le nombre de morts est également passé de 259 à 269, et plus de 640.000 XNUMX personnes ont été contraintes de fuir leur foyer, a indiqué aujourd'hui l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).
« À ce jour, nous avons enregistré 487 décès liés aux inondations et près de 1,7 million de personnes touchées. »
« C’est un chiffre alarmant et nous demandons l’aide des partenaires du Tchad. »
Mahamat Assileck Halata, vice-président du Comité national de prévention et de gestion des inondations, a déclaré à l'EFE, confirmant les données publiées vendredi dernier par les Nations Unies.
Selon Halata, les inondations ont détruit 200 355 maisons et plus de 66 117 hectares de terres agricoles, tandis que 120 XNUMX têtes de bétail ont été perdues dans un phénomène qui a touché XNUMX des XNUMX départements du pays.
Les zones qui comptent le plus grand nombre de morts sont les provinces du Logone Est et du Mayo-Kebbi Ouest au sud du pays, et du Ouaddaï et du Wadi Fira à l'est, bien que la province du Lac (ouest) compte le plus grand nombre de personnes touchées par la catastrophe.
« Tous les champs sont inondés. Nos récoltes pourrissent dans l'eau. »
« Cette situation n’augure rien de bon pour demain : si les gens ne récoltent pas ce qu’ils ont semé, il y aura la famine dans les mois à venir. »
Jonas Masra, un habitant de la ville de Sarh, dans la province du Moyen-Chari (sud), s'est également plaint dans des déclarations à EFE.
Outre le Tchad, de fortes pluies frappent depuis des mois plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre, dont le Nigeria, la République démocratique du Congo (RDC), la République centrafricaine (RCA), le Togo, la Côte d'Ivoire, le Libéria, le Niger et le Mali, provoquant des inondations sans précédent.
Cette situation aggrave la situation d’une population déjà vulnérable en raison de la pauvreté chronique, du sous-développement, des conflits et de l’instabilité politique.
Selon les chiffres également publiés aujourd'hui par l'agence de presse Bloomberg, les inondations dans une partie de l'Afrique centrale et de l'Ouest ont laissé au moins 2,9 millions de personnes sans abri, en plus de dévaster les récoltes dans une région déjà confrontée à des pénuries alimentaires et à l'insécurité.
Selon le Réseau des systèmes d'alerte précoce contre la famine, les fortes pluies dans la moitié ouest de la zone semi-aride du Sahel, à la frontière avec le désert du Sahara, devraient se poursuivre.
Les inondations survenues cette année, qui coïncident avec une saison de récolte cruciale, sont attribuées par les experts au réchauffement climatique.
Selon le site Severe Weather Europe, qui publie des prévisions météorologiques, une grande partie du Sahara recevra plus de 500 % de ses précipitations normales de septembre ce mois-ci seulement.
L'International Rescue Group a décrit les inondations dans la région comme les pires depuis 30 ans, et les estimations du Climate Hazards Center de l'Université de Californie à Santa Barbara montrent que de vastes étendues du Mali et de la Mauritanie ont connu leurs niveaux de précipitations les plus élevés jamais enregistrés au cours des dix premiers jours de septembre, selon Bloomberg.
Image: © 2024 Akintunde Akinleye
